Cageot, nouvelle halle gourmande en circuit (très) court.

Publié le 27/06/2025
par Gauthier Kerros


Philippe Blanchot et Guillaume Souloumiac ont ouvert leur première « Friche gourmande » il y a sept ans, et se lancent maintenant dans Cageot, un projet d'agriculture urbaine et de street food locale à Faches-Thumesnil, avec une grande terrasse et un champ de 5 000 m². 

Il y a sept ans, Philippe Blanchot et Guillaume Souloumiac lancent leur première « Friche gourmande » avec l’envie de créer un lieu de vie sympa pour manger, boire un verre et assister à des évènements dans une ancienne friche industrielle. Après Fives-Cail en 2018, Marcq-en-Barœul en 2020 puis les Halles de la Filature à Saint André-lez-Lille depuis 2024, les deux associés décident de se lancer un nouveau défi. Avec Cageot depuis juin, ils font le pari de l’agriculture urbaine et de la street food locale, entre champ et bitume, en lisière de la zone commerciale Aushopping Faches-Thumesnil.

Depuis le parking, on distingue facilement le bâtiment, atypique, une construction moderne avec une façade en verre adjacent à d’anciens containers maritimes. Derrière, une grande terrasse avec des jeux et, à quelques mètres, un champ de 5 000 m².

Fleurs comestibles, légumes, plantes aromatiques, une cinquantaine de variétés ont été plantées au début du mois d’avril sous la houlette de Growsters, entreprise spécialisée dans l’agriculture urbaine, selon la méthode de la permaculture. « On appelle ça aussi du maraîchage sur sol vivant. Le principe est simple, nous nourrissons d’abord la terre avant de nourrir les légumes », s’enthousiasme Julien Demante, gérant de la jeune pousse « On ne dope pas les légumes avec de la chimie, au contraire, nous en prenons soin, en créant de l’humus. Ce qui crée de la vie à l’intérieur de cette terre afin que les légumes soient sains et que la croissance soit optimale ».

Cageot accueille trois corners de restauration - Bierbuik, Général Tom Kha et Ataya - qui proposent une cuisine maison, de saison, dans une logique de circuit ultra-court du « champ à l’assiette ». Difficile de faire plus court !

« Quand on a besoin de quelque chose, c’est directement à côté et j’avoue que c’est avantageux et c’est ce qui représente notre enseigne », s’enthousiasme Clément Dewet, responsable du restaurant Bierbuik. « Chez nous, on travaille toujours avec des produits locaux que l’on trouve à cent kilomètres alentour ». Le jardin produit selon leurs besoins et les restaurateurs s’engagent à adapter leurs cartes en fonction des légumes disponibles.

Plus qu’un food-court, Cageot est appelé à devenir un véritable tiers-lieu alimentaire, mêlant agriculture urbaine, culture culinaire, éducation au goût et animation locale. Marchés paysans, ateliers et événements associatifs rythmeront la vie du site, qui propose une nouvelle manière de consommer local. À terme, le lieu intégrera également un verger, un poulailler et des dispositifs pédagogiques pour sensibiliser petits et grands à une alimentation responsable, à la préservation du vivant et à l’importance des circuits-courts.