Quartier « Révolution française » : bientôt la reprise des travaux ?

Publié le 01/07/2025
par Gauthier Kerros


Après plusieurs annonces, la reprise des travaux du futur quartier "La Révolution française", suspendus depuis deux ans, est enfin en vue.

Maintes fois annoncée, la reprise des travaux du futur quartier La Révolution française, arrêtés depuis deux ans, devrait enfin avoir lieu. « Au dernier comité, mi-mai, Vilogia nous a indiqué que les travaux devraient commencer pour les lots « accession libre » cet été et plutôt à l’automne ou début d’hiver pour le lot social », explique Patrick Proisy, maire de Faches-Thumesnil depuis 2020.

La concrétisation, enfin, d’un projet lancé au début des années 2010 par la précédente majorité municipale menée par Nicolas Lebas ? Aménagé sur l’emprise de 5,4 hectares de l’ancien stade Moermans, l’éco-quartier de la Jappe, renommé L’îlot Jardins puis La Révolution française, a connu de nombreuses péripéties.

De 2020 à 2022, le dossier subit le contrecoup du changement d’équipe municipale... « Que cela n’ait pas avancé en 2020 et 2021 cela vient de notre mise en pause du projet issu de l’ancienne équipe qu’il nous a fallu renégocier car il n’était pas à la hauteur des enjeux écologiques, des besoins de logements sociaux et n’était pas pensé pour réduire les nuisances vis à vis des riverains immédiats », soutient Christopher Liénard, adjoint au maire aux urgences écologiques et à l’aménagement du territoire. Pas simple d’imposer ses vues sur un dossier qui était, à l’époque, bien avancé puisque l’aménageur était déjà choisi et la version finale validée. « Normal que cela traîne, ils avaient promis que le projet ne se ferait pas. Entre les errances du début et la difficulté à boucler les budgets, on voit bien les limites de cette équipe », raille Frédérique Seels, conseillère municipale d’opposition.

Les négociations entre Vilogia et la MEL ont accouché  d’un projet remanié - 40% de logements sociaux à un niveau énergétique passif, ajout d’une voie verte pour les mobilités, éloignement et abaissement des bâtiments proches des habitants existants, ajout d’un parc public... qui a nécessité de nouvelles autorisations.

En 2023, lueur d’espoir : de janvier à septembre on comble les catiches. Les vibrations sont ressenties dans tout le quartier, les riverains sont ravis... Et puis plus rien. « Si ces derniers temps ça a pris un peu de temps à démarrer c’est lié notamment à des recours qui ont été déposé par certains riverains contre le projet, recours qui aujourd’hui sont derrière nous, c’est pourquoi les travaux vont pouvoir commencer sur le premier lot », justifie Christopher Liénard. Un dossier qui sera sans nul doute l’un des sujets des élections municipales de 2026. Comme il l’avait été en 2020.