Le chantier de reconversion de la friche Saint-Sauveur avance. Le projet, confié à la SPL Euralille, prévoit la construction de 2 300 logements et d'un parc de 4,8 hectares, dont l'inauguration est prévue pour le printemps 2026.
Le vaste chantier de reconversion de Saint-Sauveur avance par petites touches. Laissé en friche après la fermeture de l’activité ferroviaire en 2003, le site de 23 hectares doit devenir un quartier mixte et durable, alliant logements, espaces verts et équipements publics.
Ce projet, porté conjointement par la Métropole Européenne de Lille (MEL) et la Ville de Lille, a été confié à la SPL Euralille. Il a pour objectifs de créer 2 300 logements, dont une large part en habitat social ou abordable, 20 000 m2 de commerces et 35 000 m2 de bureaux, tout en aménageant 8 hectares d’espaces verts.
Au cœur des débats lors des élections municipales en 2020, ses contours définitifs restent flous. Le projet de bassin olympique avec fosse de plongée a été abandonné en octobre 2022 mais une piscine sera bien construite. Son implantation exacte et la date de début des travaux demeurent une grande inconnue.
Après plusieurs années de débats et d’enquêtes publiques, l’autorisation d’aménager a été confirmée par le tribunal administratif en juin 2023, permettant ainsi de lancer le chantier.
Sur le terrain, au bout de la friche, aux abords des rues de Cambrai et Camille-Guérin, un nouveau poumon vert est en train de naître : le parc Saint-Sauveur, anciennement « de la Vallée ». Ses 4,8 hectares commencent à prendre forme. Le tout offrira une vaste plaine paysagère, des zones de biodiversité protégées, ainsi que des aires de jeux et des espaces sportifs. « Pour des raisons de sûreté, le parc sera clôturé et fermé la nuit », a précisé le maire, Arnaud Deslandes. L’inauguration du parc est prévue au printemps 2026, tout comme celle du complexe multisports de plus de 2 000 m², dont l’aménagement se termine.
Le reste des travaux s’étaleront encore sur plusieurs années. Mais des rebondissements sont encore possibles… Les différents candidats aux élections municipales de mars prochain devraient se saisir de ce sujet ô combien sensible.




