Après Bleu Canard et Aokamo, le chef Ryo Nakamura et son associé Rémi Aboudiab ouvrent Kōbō, rue Bartholomé-Masurel, dans le Vieux-Lille. Une table qui se revendique comme le premier restaurant gastronomique japonais de la ville.
Au 17, rue Bartholomé-Masurel, l’ancienne adresse de Maison 17 a changé de visage. Depuis quelques jours, Kōbō y accueille ses premiers clients. Le nom, qui signifie « atelier » en japonais, donne le ton : ici, le savoir-faire nippon dialogue avec une vision contemporaine de la gastronomie, loin de tout folklore.
Derrière les fourneaux, on retrouve Ryo Nakamura, chef originaire d’Okinawa. Avec Rémi Aboudiab, il forme un duo bien connu des gourmets lillois. Ensemble, ils ont ouvert Bleu Canard en 2019, puis Aokamo, leur bistrot japonais. C’est d’ailleurs là que l’idée de Kōbō a germé. Les menus gastronomiques servis le soir y ont vite trouvé leur public, mais le lieu atteignait ses limites : manque de place, deux cartes à mener de front, stockage compliqué. Il fallait un écrin à la hauteur de ces ambitions.
Produits français, techniques japonaises.
La cuisine joue la carte du mariage entre techniques japonaises et produits d’ici, au fil des saisons. La truite d’Artois s’accompagne d’un beurre blanc relevé de lime kosho, ce condiment d’agrumes et de piment. Le magret de canard passe par le shio-koji, un ferment de riz qui attendrit et exhale les saveurs. En entrée, la poitrine de cochon braisée côtoie des topinambours fondants et leur crémeux de jaunes d’œufs au poivre du Sichuan. Les végétariens ne sont pas oubliés, avec un risotto aux champignons sauvages, châtaignes et potimarron grillé. Côté desserts, le millefeuille figues-shiso et la tartelette poire-pécan referment le repas en douceur.
Le midi, la formule entrée-plat ou plat-dessert démarre à 32 euros. Le soir, place à la dégustation : un menu en quatre, six ou huit services, à accompagner de vins ou de sakés japonais. La sommellerie occupe une place de choix dans le projet.
Un décor tout en sobriété.
Pour l’intérieur, le duo a fait appel au Studio Meaningful. Pas de lanternes ni d’estampes : l’agence a volontairement écarté les codes japonais trop attendus pour privilégier les matériaux naturels, la lumière tamisée et une palette sobre. La vaisselle artisanale est faite sur mesure. Un cadre épuré qui laisse toute la place à l’assiette.


