Trois ans après son premier titre mondial, le patron de la Friterie Mestré, rue Gambetta, a remporté à Arras la « battle des champions ». L’ancien ingénieur prépare déjà l’ouverture d’une deuxième adresse.
Le meilleur parmi les meilleurs. Samedi 26 septembre, Arras était capitale mondiale de la frite : sur la Grand’Place, la quatrième édition du Championnat du monde de la frite réunissait 46 candidats, dont neuf étrangers, répartis dans sept catégories. Parmi les nouveautés, une « battle des champions » ouverte aux médaillés d’or et d’argent des éditions précédentes, invités à refaire leur recette primée. C’est le Lillois Aurèle Mestré qui s’y est imposé, devant Armand Broutier, de la friterie O’Gras de Bœuf à Montcavrel, et Nilufer Bahadir, de La Frite d’Or à Cannes.
Une consécration pour celui qui avait déjà décroché, en octobre 2023, le tout premier titre de champion du monde dans la catégorie reine, la frite authentique. Sa recette n’a pas bougé : des pommes de terre travaillées sur place et une double cuisson, d’abord à l’huile de tournesol puis à la graisse de bœuf. Le titre 2026 de la frite authentique revient, lui, au Vendéen Logan Poirson.
De Laon à Wazemmes.
Rien ne prédestinait pourtant Aurèle Mestré à la frite. Originaire de Laon, dans l’Aisne, il suit un parcours d’études qu’il qualifie lui-même de chaotique : une première année de médecine à la Catho de Lille, une licence de sciences de l’ingénieur, puis l’école HEI-Junia. Diplômé, il travaille plusieurs années dans l’industrie, notamment comme chef de projet.
En 2020, lassé d’un métier trop standardisé, il démissionne et choisit l’entrepreneuriat. En décembre 2021, il jette son dévolu sur le 305, rue Léon-Gambetta. La Friterie Mestré ouvre neuf mois de travaux plus tard, à la veille de la Braderie. Une deuxième adresse doit ouvrir ses portes dans le Vieux-Lille en novembre prochain.